Ligue 3 : la Ligue de Football Amateur fait le bilan du nouveau format

La Ligue de Football Amateur a organisé, du 3 au 4 avril 2026, un atelier d’appréciation de la mise en œuvre du nouveau format du championnat de Ligue 3. Cette rencontre a réuni les acteurs du football amateur en vue d’évaluer les acquis et les insuffisances de la saison écoulée.

La cérémonie de clôture a été présidée par le président de la Fédération Burkinabè de Football, Oumarou Sawadogo, qui a salué la tenue de cet atelier.

Pour le président de la FBF, la Ligue 3 constitue un maillon essentiel du développement du football national.

« Cette rencontre des présidents de ligue concernant la L3 est très importante pour notre football. J’aime toujours dire que la L3, c’est la base de notre football », a-t-il affirmé.
Il a rappelé que la majorité des joueurs évoluant aujourd’hui dans les divisions supérieures sont passés par cette catégorie, d’où la nécessité d’une meilleure organisation.

Au cours des échanges, plusieurs préoccupations ont été soulevées, notamment l’effectif jugé pléthorique des équipes engagées.
« Nous allons voir ce que cela peut donner. À la fin de la saison, nous faisons le bilan pour corriger et progresser », a expliqué Oumarou Sawadogo.

Le président de la FBF a également évoqué la nécessité de mettre en place des normes plus strictes afin de réguler l’accès aux différentes divisions. Il propose notamment un système progressif allant du district aux compétitions nationales, afin de structurer davantage le football amateur.

Autre point soulevé : la vocation de la Ligue 3. Pour Oumarou Sawadogo, cette division doit être un véritable vivier de jeunes talents.
« Je ne veux pas que la L3 soit un réservoir de joueurs en fin de carrière. Il faut donner la chance aux jeunes de 17 à 20 ans de s’exprimer et de progresser vers les niveaux supérieurs », a-t-il insisté.
Selon lui, la visibilité du championnat passe également par l’amélioration de la qualité du jeu.

De son côté, le secrétaire exécutif de la Ligue, Laurent Biré, s’est félicité de l’écoute dont bénéficie la structure auprès de la fédération.
« Nous avons senti que nous sommes écoutés. Nos propositions sont prises en compte », a-t-il déclaré.

Revenant sur le nouveau format, il reconnaît des avancées, tout en soulignant les difficultés rencontrées.
« Ce format nous a apporté beaucoup, mais tout n’était pas rose. Il y a eu des problèmes d’infrastructures et d’organisation. Cet atelier nous a permis de faire le point et de proposer des solutions pour améliorer la prochaine saison », a-t-il indiqué.

Même son de cloche du côté des ligues régionales. Le vice-président de la Ligue du Kadiogo, Boubacar Gansoré, a relevé plusieurs contraintes majeures.

« La principale difficulté reste le financement, qui est le nerf de la guerre. À cela s’ajoutent les problèmes d’infrastructures et le manque de ressources humaines qualifiées », a-t-il expliqué.
Il a toutefois salué la tenue de l’atelier, qui a permis d’identifier les problèmes et d’esquisser des pistes de solutions.

Au terme des 48 heures d’échanges, les participants ont formulé des recommandations en vue de renforcer l’organisation du championnat de Ligue 3.

La décision finale reviendra à la Fédération burkinabè de football, qui devra examiner les propositions et définir les orientations à adopter pour la prochaine saison.

En clôturant les travaux, Oumarou Sawadogo a réaffirmé son engagement à accompagner les réformes nécessaires pour faire de la Ligue 3 un véritable levier de développement du football burkinabè.

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